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Pêle-mêle, Super Mamans Préparer l’entrée en crèche de votre bébé

C’est la dernière semaine de crèche pour Paul qui entre à l’école la semaine prochaine. Je me suis alors souvenu avec nostalgie de son entrée en crèche il y a 3 ans. A trois mois à peine, je confiais mon tout-petit qui ne quittait que très rarement mes bras et qui était encore allaité! Aujourd’hui il arrive à la crèche en courant ou sur son vélo ;) Aujourd’hui, j’ai alors envie de partager mon expérience, mon retour sur 3 ans de crèche afin de vous aider à préparer l’entrée en crèche de votre bébé.

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Crèche Coopérative Méli Mélo – où Paul a passé deux très belles années

L’inscription en crèche: soyez très prévoyante!

L’inscription en crèche (ou devrais-je dire l’inscription sur liste d’attente d’une place en crèche) pour votre (futur) enfant doit se faire dès les premiers mois de grossesse. Peu importe votre situation personnelle ou professionnelle, inscrivez-vous et maintenez votre demande. Car il faut savoir que les places en crèches municipales ou associatives sont chères! Très peu de places comparativement à la demande croissante, surtout dans les grandes villes. Il n’est pas rare qu’un enfant obtienne sa place à 12 ou 18 mois. Il faut donc s’y prendre tôt et prévoir un mode de garde alternatif (assistante maternelle, micro-crèche privée, grand-parent, congé parental…).

C’est personnellement ce que j’ai fait: n’ayant pas de nouvelle de la mairie à la fin de ma grossesse, il a bien fallut prendre les devant. Nous avons donc avec mon mari rencontré plusieurs assistantes maternelles de notre quartier et demander une place dans une micro-crèche privée. Nous avons choisi la micro-crèche pour commencer, en espérant être contactés un jour au l’autre par la crèche municipale convoitée. Cela est arrivé! Paul a donc changé de crèche à 15 mois.

Avoir un mode de garde alternatif

Vous avez obtenu cette fameuse place en crèche? Prévoyez tout de même un autre mode de garde en cas de maladie, ce qui, il faut bien se le dire, arrive très fréquemment entre 0 et 24 mois.

En effet, tout enfant contagieux ne pourra être accepté en crèche, simplement pour éviter tout risque de propagation du virus chez les autres enfants. Cette règle est stricte. Il est quasiment impossible d’y déroger. Il vous faudra alors prendre une journée « enfant malade », confier votre bébé à ses grand-parents ou une baby-sitter en qui vous avez confiance.

Petite info: la varicelle, qui dure une bonne quinzaine de jours, n’est pas un motif d’éviction! Peu de crèches le savent ou alors ne veulent pas communiquer l’info mais l’enfant peut revenir en crèche dès que les boutons sont secs car à ce stade ils ne sont plus contagieux. A condition que les boutons ne le démangent pas trop bien entendu.

Préparer et rassurer votre enfant

A l’approche de la période d’adaptation, commencez à lui parler de cette nouvelle aventure, quelque soit son âge. Expliquez-lui que vous allez / devez reprendre le travail et qu’il va passer quelques heures à la crèche et que vous reviendrez toujours le chercher. Dites-lui et dites-vous bien que même si cela peut être très difficile les premiers temps, ce sera bénéfique pour l’un comme pour l’autre!

L’adaptation à la crèche

Une période d’adaptation à la crèche (et quelque soit le mode de garde choisi) est inévitable et surtout primordiale pour une bonne entrée en crèche. C’est une période pendant laquelle, l’enfant va apprendre à connaître son nouvel environnement et les personnes qui vont s’occuper de lui une bonne partie de la journée (et réciproquement).

La période d’adaptation dure entre 1 à 2 semaines selon les crèches. Le plus souvent, il s’agit d’une semaine de présence « graduelle ».

Exemple d’une semaine d’adaptation

  • Jour 1: vous venez avec votre enfant et restez à la crèche avec lui 1 à 2 heures. Bien souvent, il s’agit d’une arrivée vers 9h. Vous assistez alors avec lui au « Bonjour ». Les enfants se réunissent autour d’une puéricultrice qui, à l’aide d’une chanson, cite et présente tous les enfants et les adultes qui sont là! Cela permet aux enfants de mémoriser les prénoms de chacun. Les plus grands sont très fiers ensuite de citer leurs copains. S’en suivent des comptines. Vous serez certainement amenée à échanger avec sa référente.

En crèche, plusieurs personnes, parfois nombreuses, sont amenées à prendre soin de votre enfant. Mais il aura tout de même une ou deux référentes: il s’agit d’une personne « désignée » pour avoir une relation privilégiée (du moins les premiers temps et le temps qu’il faudra) avec votre enfant. Celle-ci sera en quelque sorte un repère pour lui, mais aussi pour vous.

  • Jour 2: Vous venez 2 à 3 heures. Toujours sans séparation, vous allez participer au déjeuner et repartirez juste avant la sieste. Ce sera l’occasion pour votre enfant de prendre son premier repas à la crèche: vous lui donnerez le biberon ou un petit pot. Et s’il le faut, vous changerez sa couche dans l’espace de change de la crèche.
  • Jour 3: C’est le jour de la première séparation. Vous venez et restez une petite heure avec votre enfant avant de le laisser une petite heure seul à la crèche. Il sera certainement avec sa référente, qui lui donnera le goûter par exemple.
  • Jour 4: Vous déposez votre enfant pour quelques heures. Il participera à une partie de la journée avec ses nouveaux camarades de jeux et les auxiliaires de puériculture. Cela se fait généralement entre 10h et 15h: l’occasion pour lui de déjeuner et de faire une petite sieste (deux moments structurants de sa journée). Profitez-en pour prendre du temps pour vous!
  • Jour 5: Première (petite) journée de crèche pour bébé! Vous le déposez pour la journée mais sans exagérer: ce sera une petite journée. Il arrivera après le rush du matin et repartira avant tout le monde.
  • Jour 6: vous le déposez pour une journée sur les amplitudes horaires que vous avez défini pour l’année.

Côté organisation

Vous l’aurez sans doute déduit toute seule: il faut faire cette semaine d’adaptation avant la reprise du travail car ce planning est difficilement compatible avec des horaires de bureau ;)

Par ailleurs, il est judicieux de partager cette période d’adaptation avec votre conjoint. Vous pouvez venir tous les trois ou alors papa peut prendre le relais sur certains jours. C’est le meilleur moyen de l’impliquer dès le départ.

Paul ayant fait deux crèches successivement, nous avons fait deux périodes d’adaptation! Pour vous dire comme c’est important! Et heureusement que nous l’avons fait: même s’il était habitué à la collectivité et à son ancienne crèche dans laquelle il a passé 12 mois, les premières semaines dans la nouvelle crèche n’ont pas été anodines pour lui. Surtout, ne négligez pas l’adaptation!

Savoir gérer la séparation avec bébé

Vous serez peut-être surprise ou déstabilisée par les pleurs de votre enfant au moment de la séparation. Lui, qui d’habitude est très souriant et sociable, va peut-être se mettre à pleurer à chaudes larmes lorsque vous allez le laisser à la crèche même pour une heure. Il faut bien se dire que cela est normal et même très courant. Après tout, il se retrouve seul dans un environnement et des personnes qu’il connaît à peine. C’est sa façon d’exprimer sa petite inquiétude. Après tout nous aussi, nous avons des appréhensions lorsque nous nous retrouvons dans un environnement nouveau auquel il faut s’habituer. Sauf qu’à l’âge adulte, on ne pleure plus pour ça ;)

Les 3 règles pour gérer au mieux le moment de la séparation:

1/ Lui expliquer la situation: expliquez-lui ce qui va se passer (vous allez travailler, il va rester avec les copains à la crèche et passer une bonne journée… vous revenez le chercher une fois votre journée terminée)

2/ Ne pas prolonger ce moment: vous lui dites au revoir en le regardant bien, en l’embrassant et en lui disant bien que vous revenez le chercher

3/ Ne pas partir sans dire au revoir: c’est un moment difficile pour vous aussi et il peut être tentant ou moins douloureux de partir en douce mais c’est une très mauvaise idée. Pour sa sécurité affective, ne le faites pas. Il est très stressant pour un enfant de savoir qu’un de ses parents peut le laisser sans dire au revoir.

Partir sur de bonnes bases

La confiance

Il est essentiel d’établir une relation de confiance avec tout le personnel de la crèche. Votre enfant est unique et c’est surement une source d’inquiétude que de le confier à des personnes que vous ne connaissez pas encore bien. Mais dites-vous bien que ce sont des professionnels de la petite enfance, qu’il s’agit d’une équipe qui oeuvre pour le bien de chaque enfant.

Aussi n’hésitez pas à leur confier vos craintes, vos doutes. L’équipe saura les entendre et vous proposera même des solutions! Parlez de toutes les habitudes de votre enfant, de son rythme, de ce qu’il aime et n’aime pas, de ce qui peut le calmer en cas de gros chagrin.

Pour ma part, ma crainte était que Paul, qui avait 3 mois à l’époque, ne puisse pas faire ses siestes à la crèche car la seule position qu’il acceptait pour dormir était la position sur le ventre! Hors, cette position est strictement interdite en crèche (et très largement déconseillée par les médecins). J’ai bien entendu fait part de cette « particularité » et de mon angoisse à sa référente, et lui ait dit que je comprenais bien qu’elle ne pouvait pas mettre Paul sur le ventre.

Sachant tout cela, elle a très rapidement trouver LA solution! Paul n’a pas été installé dans le dortoir à l’heure de la sieste comme les autres enfants, mais dans un transat et est resté dans l’espace commun avec les auxiliaires jusqu’à ce qu’il s’endorme. Elles ont ensuite installé Paul dans son transat, dans son lit! Une façon ingénieuse de lui permettre de s’endormir sur le dos et de l’habituer tout de même au dortoir (à l’odeur du dortoir plus précisément, m’ont-elles dit). Cela a duré quelques temps, puis Paul a accepté le dortoir et de s’endormir sur le dos ;)

Le cahier de transmission

Les crèches tiennent, comme les assistantes maternelles, un cahier de transmission. Une bonne partie de la journée de votre enfant y est consignée afin de vous donner toutes les informations nécessaires lorsque vous le récupèrerez: quelles activités il a faites, s’il a bien mangé ou pas, quelle quantité de lait il a bu, les horaires de ses siestes, les changes, et toutes informations que les auxiliaires jugeront utiles (s’il a été grognon, triste, fatigué… les jeux qu’il apprécie, les progrès qu’il fait…).

Même si le temps manque souvent, il est important de bien prendre le temps de la transmission chaque soir. Par ailleurs, les auxiliaires attendent la même transmission de la part des parents le matin. Ainsi, elles pourront accueillir au mieux votre enfant et s’adapter à lui tout au long de la journée. Si l’enfant a passé une mauvaise nuit ou s’est réveillé plus tôt que d’habitude, elles lui proposeront peut-être une sieste dans la matinée alors que ce n’est pas dans son habitude.

Voilà donc mes éclairages et mon retour d’expérience pour préparer l’entrée en crèche de votre bout’chou à votre tour!

Pour fêter le départ de Paul de la crèche comme il se doit et surtout remercier toute l’équipe, nous avons offert à chacune un petit cadeau.

Je vous mets en dessous une petite photo de ces cadeaux réalisés avec l’aide de Paul qui a rempli chaque bocal de bonbons (en en gardant quelques un pour lui bien évidemment!) et de ma soeur qui a conçu les stickers appliqués sur les bocaux! Une idée cadeau diy ;)

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