Dakota Johnson Fifty Shades of Grey

Pas que maman!, Pêle-mêle Pourquoi Fifty Shades of Grey rend accro?

Sauf si vous étiez sur une autre planète depuis le début de l’année, vous n’avez pas pu passé à côté de ce que la bande annonce du film qualifie elle-même de « phénomène mondial ». J’avais « réussi » jusqu’ici à me pas m’intéresser à la trilogie de EL James sortie en 2012 (en y repenssant, à l’automne 2012 j’avais d’autres préocupations beaucoup plus existentielles ;) et à toute sa médiatisation. Il faut dire que le teasing que j’entends d’une oreille ne faisait fuir: les aventures érotiques d’une jeune fille qui découvre la sexualité avec un milliardaire SM, et les couvertures des 3 tomes ne font pas l’ombre d’un doute. Pour moi c’est un roman érotique de plus. Pas ma tasse de thé (j’avais tenté cette littérature avec le célèbre histoire d’O de Pauline Réage sans parvenir à la fin, ni même au milieu du livre).

Mais la sortie du film me piège! On me propose une soirée filles programmée au 12 février 2015 et organisée par un grand cinéma: maquillage, manucure, coiffure de soirée…, le tout avant la projection d’un film. J’accepte sans même savoir ce qui m’attend. La seule perspective de passer une « soirée filles » avec mes cousines me suffit.

J’apprends ensuite que le film est Cinquante Nuances de Grey, je suis déçue. Je manifeste ma déception à mes cousines qui me rétorquent aussitôt que c’est surtout une histoire d’amour et me rends compte que la plupart d’entre elles ont lu ou sont en train de lire la trilogie! Pourtant, quand la bande annonce circule sur Facebook, je ne prends même pas la peine de la regarder.

C’est donc complètement vierge de Fifty Shades of Grey que j’arrive dans la salle de ciné. Je passe alors deux heures plongée dans le film, totalement happée par Christian Grey, l’histoire et la b.o. Quand le film se termine sur Ana Steele faisait ses adieux à Christian et les portes de l’ascenseur qui se referment tel un couperet, je reste sur ma faim. C’est le moins qu’on puisse dire.

Que se passe-t-il après? Comment va-t-il la récupérer? Comment peut-elle revenir après ça? Je n’essaie même pas d’imaginer la suite, je veux la lire!

Trilogie Fifty Shades

Alors que s’est-il passé pour que je bascule, et pas qu’un peu, de l’autre côté? Pourquoi suis-je devenue accro à cette histoire?

Il faut reconnaître que je suis partagée entre la honte et l’addiction. La honte car les critiques lapidaires tant sur le roman que sur son adaptation cinématographique sont innombrables : l’image de la femme y est incontestablement rabaissée, l’histoire et les personnages sont irréalistes, le jeu des acteurs peu convaincant… Fifty Shades of Grey n’est qu’une grosse caricature et Mr Grey n’existe pas! Mais alors comment se fait-il que tant de femmes, moi y compris, dévorent les 3 tomes en quelques jours, se ruent dans les salles de cinéma?

Parce qu’on arrive à tout oublier, quelques minutes, quelques heures. On se laisse aller à la rêverie, d’un Christian Grey qui s’occupe de tout. Car même si cette romance est surréaliste et qu’on ne voudrait pas s’identifier à cette étudiante un peu niaise, on se surprend à sourire à la place d’Anastasia. Par ailleurs, aucun effort intellectuel n’est demandé pour parcourir les 1800 pages de la trilogie. De quoi déconnecter complètement, mettre son cerveau sur off.

 

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